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Sébastien-Philippe LAURENS Journaliste et Historien

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Comme le disait Winston Churchill : “ La vérité est incontestable, la malveillance peut l’attaquer, l’ignorance peut s’en moquer, mais à la fin, elle demeure." ---------------------------- Et je rajouterai que la curiosité permet de la faire émerger. ------ Journaliste, Historien et Géo-politologue, passionné par l’Histoire, la Culture, et tant de choses… ------------------------------ Toute une passion, ce site est là pour le plaisir du partage... au plus grand nombre humblement par un regard sur le monde sans juger ou orienter... ---------------------------------------------------------- Alors venez à la découverte, soyez curieux... Et bonne lecture...


Musique : Glenn Miller et son orchestre où l’émergence du Swing populaire

Publié par Sébastien-Philippe LAURENS sur 7 Mai 2018, 14:17pm

Catégories : #Culture, #Seconde Guerre Mondiale, #International, #Musique, #Glenn Miller, #Swing, #CeJourLà

Musique : Glenn Miller et son orchestre où l’émergence du Swing populaire

Dans les années 40, la star du jazz américain est sans conteste Glenn Miller. Avec son inimitable Bigband Sound, ce grand musicien tromboniste et chef d'orchestre, triomphe en quelques années aux États-Unis et en Europe avec l’émergence de ce nouveau style musical que l’on nomme Swing, à la frontière entre le jazz et la musique de danse. Tout le monde à en tête les "tubes" de ce big band : In the mood, Moonlight serenade, ou encore American patrol... mais remontons le temps pour découvrir le destin de cette artiste que fût Glenn Miller.

Un génie nommé Glenn Miller...

Glenn Miller
Glenn Miller Orchestra

Dès 1929, Miller se rend célèbre dans les grands orchestres de jazz, spécialement dans l'un des premiers orchestres blancs, chez les New Orleans Rythm Kings en Californie.

Là, au collège de Fort Morgan, il joue du trombone ce qui lui assure deux ans de scolarité gratuite et poursuit ses études à l'université de Colorado tout en écrivant des arrangements. 

Ensuite il prend des cours chez le compositeur russe Joseph Schillinger et au cours de cette période, il compose, comme exercice, ce qui sera la célèbre Moonlight Serenade.

Le swing désigne, en premier lieu, une manière d'être essentielle du jazz, celle qui donne à balancer, à se balancer, à danser avec son corps dans l'espace. Le Swing se caractérise techniquement par une sonorité moelleuse obtenue par habile dosage des instruments à anche et une section rythmique discrète sur laquelle Glenn Miller développe d'agréables solos car il était un excellent technicien du trombone.

 

Sur la route de la Gloire...

A partir de 1934, il travaille comme arrangeur pour l'orchestre de Jimmy et Tommy Dorsey. En 1937, il crée son propre orchestre, qui n'a pourtant pas de succès, et qui disparaît pour des raisons financières.

Ne se laissant pas abattre par ce premier échec, il recommence l‘année suivante et accède cette fois-ci rapidement à la célébrité, grâce à une bonne promotion radiophonique et à des engagements de qualité. Avec quatre saxophones et une clarinette qui guide la mélodie, Miller adopte un style très personnel, le célèbre « son Glenn Miller », l'un des plus fameux de la Swing Era.

Son grand orchestre de swing atteint rapidement la popularité des orchestres de l'époque, de Ben Pollack et des Frères Dorsey. Les tubes de Glenn Miller, notamment Tuxedo Junction et Chatanooga Choo-Choo, sont toujours joués aujourd'hui et s'avèrent être de la pure musique de divertissement. Showman dans l’âme, il soigne sa mise en scène de ses concerts qui est impressionnante : les musiciens sont vêtus d'élégants uniformes ; seul lui est en habit. L’ère du swing a atteint l'apogée de sa commercialisation, avec les stations radio qui vont retransmettre les concerts en direct dans les grandes salles de danse de I'Amérique et ainsi populariser la nouvelle musique de danse. Ainsi ses morceaux les plus célèbres In the Mood, Moonh‘ght Serenade sortent en disques. Miller.

 

De l’effort de Guerre... au Destin brisé en mer...

 Glenn Miller Army Air Force Band
Glenn Miller Army Air Force Band

Avec son engagement dans l’armée, en septembre 1942, dirige alors l'orchestre de l'Air Force, le « Glenn Miller Army Air Force Band » qui donne des concerts (plus de 800) « pour le moral des troupes », effectue de nombreuses tournées en Europe et même sur la ligne de front, participe à des centaines d'émissions radiophoniques et enregistre de nombreux disques. Il fascine des stars comme Ray McKinley et Carmen Mastren.

Lors de sa dernière tournée avec son orchestre, il se rend en Angleterre en 1944 et devant se rendre à Paris pour jouer à l'Olympia, il prend un petit avion, le 15 décembre 1944. Il n’arrivera jamais dans la ville lumière, l'avion disparaîtra au-dessus de la Manche. Les circonstances de sa mort n'ont jamais été complètement élucidées, mais la défaillance technique serai l’hypothèse la plus probable. L’avion aurait givré, devenant ainsi incontrôlable et se serait ensuite abîmé en mer.

 

Un dernier Swing entre postérité et popularité... 

Les critiques ont constamment reproché à Miller d'avoir enfoui les racines noires du jazz sous une simplification rythmique et harmonique. Pourtant. en adaptant le jazz noir, il réussit comme aucun autre à rendre plus accessible aux Blancs la musique noire en lissant le rythme et en offrant un éventail de couleurs orchestrales.

La musique de l'orchestre de Glenn Miller, à la frontière entre le jazz et la musique de danse, appartient à la mémoire collective en évoquant immédiatement la Seconde Guerre mondiale, la libération, et plus largement les années 1940 pour l’éternité.

Après la disparition de Glenn Miller, son orchestre a continué d’exister successivement été dirigé par Ray McKinley, Buddy DeFranco, Peanuts Hucko, Buddy Morrow, Jimmy Henderson, Al Porcino et Dick Gerhart.

Aujourd'hui, au moins trois formations se produisent en portant ce nom, une américaine, l'orchestre « officiel », une anglaise et une allemande, pour notre plus grand plaisir musical à tous.

 

Pour aller plus loin à la découverte de cet artiste, en 1953, l'Américain Anthony Mann a tourné un film sur la vie de Glenn Miller, Romance inachevée (The Glenn Miller Story), une bonne évocation du musicien ; James Stewart qui joue Glenn Miller, y est excellent.

 

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